On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même: c’est visiblement ce
crédo qu’Alain Galliari a mis en œuvre en éditant ses propres ouvrages
en un format de poche des plus pratiques. Avec Le Grand Voyage d’Amadeus, Les Derniers Jours d’Arthur Rimbaud
et le présent ouvrage consacré à la compositrice Lili Boulanger
(1893-1918), l’écrivain et musicologue français s’offre de parler
musique en un ton plus léger, en un récit légèrement romancé. Si la
démarche peut surprendre en début d’ouvrage, on se laisse vite porter
par une plume alerte et fluide qui connaît son sujet, même si on reste
éloigné des ouvrages plus élaborés tels que celui consacré jadis par
l’auteur à Anton Webern (Fayard, 2007).
L’ouvrage nous replonge au temps de Lili Boulanger en s’intéressant à son entourage, ses relations conflictuelle avec sa mère ou concurrentielle avec sa brillante sœur, sujet traité notamment dans l’ouvrage Nadia Boulanger et Lili Boulanger, témoignages et études. Une place importante est également laissée au pianiste Raoul Pugno, compagnon de Nadia, dont l’acceptation de la mort par son entourage fait partie des passages les plus poignants du récit, de même que la relation amoureuse de Lili avec le fils de son vrai père Richard Bouwens. Plus encore, Alain Galliari brosse le portrait d’une jeune fille ambivalente, frivole et paresseuse à ses heures perdues, tout autant que brillante dans sa passion dévorante pour la musique. L’inspiration religieuse, comme de la poésie, est traitée au fil du récit lorsque les œuvres les plus marquantes font l’objet d’une courte analyse. On confond souvent les deux sœurs: voici un ouvrage qui devrait nous aider désormais à bien les distinguer et aller plus avant dans la découverte de leur musique respective.
L’ouvrage nous replonge au temps de Lili Boulanger en s’intéressant à son entourage, ses relations conflictuelle avec sa mère ou concurrentielle avec sa brillante sœur, sujet traité notamment dans l’ouvrage Nadia Boulanger et Lili Boulanger, témoignages et études. Une place importante est également laissée au pianiste Raoul Pugno, compagnon de Nadia, dont l’acceptation de la mort par son entourage fait partie des passages les plus poignants du récit, de même que la relation amoureuse de Lili avec le fils de son vrai père Richard Bouwens. Plus encore, Alain Galliari brosse le portrait d’une jeune fille ambivalente, frivole et paresseuse à ses heures perdues, tout autant que brillante dans sa passion dévorante pour la musique. L’inspiration religieuse, comme de la poésie, est traitée au fil du récit lorsque les œuvres les plus marquantes font l’objet d’une courte analyse. On confond souvent les deux sœurs: voici un ouvrage qui devrait nous aider désormais à bien les distinguer et aller plus avant dans la découverte de leur musique respective.
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